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Maj aprés match ...
   
 
ERT1 5 - 0 Année
5 ans : que du bonheur
Samedi 15 Mars 2008 - MDE + match + bar
Ah ses cinq ans ! Qui les a oubliés ? En ce temps-là, pas de responsabilités, pas de choix douloureux de carrière, pas d’embrouille sentimentale : « les filles, c’est que des pleurnicheuses », « les garçons ça fait rien qu’à jouer à la guerre ». L’époque merveilleuse où, nichés dans les jupes de nos mères, nous initiions nos narines aux senteurs naphtalines nimbées d’effluves vanillées et camphrées… L’âge de toutes les audaces, de toutes les découvertes, où l’on apprend pêle-mêle que le feu ça brûle, qu’il ne faut pas plonger sa main dans le pot de confiture, qu’il va falloir se coltiner les épinards et les endives encore longtemps… Cinq ans, l’âge de la témérité, de l’insouciance, de l’audace…
3 mots qui collent bien à notre association, fêtée en grandes pompes ce samedi 15 mars. 5 ans déjà… L’occasion d’une prise de conscience personnelle : en vieux dinosaure du rugby essecien, j’ai eu l’insigne honneur de tâter la gonfle en compagnie de tous les illustres présidents de l’ERT depuis sa création… C’est passé si vite ! Rendez-vous compte, à peine le temps qu’Eve Angeli apprenne l’alphabet ou que Mathou énumère ses chopes ERT !
Rien que pour sanctionner les kilomètres parcourus depuis le passage sous le coup de la loi 1901, il fallait bien une fête digne de ce nom qui aille avec les grandiloquentes dorures de nos polos.

Rendez-vous était donc donné à la Maison des ESSEC, parfait cordon ombilical reliant l’équipe actuelle et les anciens. L’ambiance y fut intimiste et la population majoritairement ERT 2007-2008. Nous eûmes toutefois le plaisir d’accueillir Patou, Jau et sa belle, David, Banban et J.B. venus écouter le bref discours de Marc, Banban y allant aussi de sa petite bafouille rappelant le récurrent débat sur l’équilibre à trouver entre le développement associatif et les succès sportifs, question d’actualité s’il en est. En dépit de l’absence de cheveux blancs, certains trivialement échaudés par le fait que cette cérémonie laissât à penser que le rugby à l’ESSEC n’avait que 5 ans, d’autres jouant avec le SCUF, cette petite sauterie à la bonne franquette fut un succès, les petits fours et le champagne venant conclure à point les discours de nos orateurs.

Place au jeu désormais avec au programme une rencontre entre l’ERT actuelle et les vieux Nawacks et les Golden Boys, enchaînant un second match après le SCUF. Arrivés au stade Pouchet, les deux équipes se changent vite fait, Patou enfile sa superbe tenue d’arbitre de la Coupe du Monde, Chapou et votre serviteur, blessés, officient au coaching. Des deux côtés, les rangs sont décimés, particulièrement à l’avant où des trois-quarts se sont glissés entre les lignes, à l’instar de Raph en troisième latte. Malgré des équipes de bric et de broc, le match est d’assez belle facture, chacun joue le jeu sur le terrain synthétique qui saigne les genoux et le visage (n’est-ce pas Big ?). Très vite, il devient évident que l’ERT ne fera pas la différence devant où hormis BIG, nous manquons cruellement de poids. Mais en face, la ligne de trois-quarts avec Banban, Tonton, Morgan et Chevreuil, pour ne citer qu’eux, il y a du répondant. Ces lascars se trouvent comme larrons en foire et il faut toute la maestria et le coffre de notre Captain pour éteindre tous les points chauds. Chez nous, les gros font ce qu’ils peuvent et sont présents au combat, ça plaque au ras à tour de bras, Charles, le frère de VDB, amène de la percussion et derrière nous essayons de les faire courir et VDB et Biloute (oui, on sait que ce sont vos coachs les filles…) apportent une belle incertitude au centre de nos attaques. Tonton, fidèle à son habitude, casse des côtes à chaque plaquage, Morgan fait parler ses appuis et sa vitesse et Bastos nous fait très mal, tout en puissance dans tous les bons coups. Mars oblige, les giboulées s’invitent aussi à la fête et c’est sous des trombes d’eau que la partie s’achève sur une victoire méritée des vieux par 3 essais à 2, les jeunes n’ont pas démérité et ont eu la délicatesse de laisser les anciens gagner après 3 défaites consécutives !

Dernière étape essentielle de cette belle journée anniversaire : la troisième mi-temps dans un bar à tapas bien quali, le K1ZE. Marc et consorts ont une nouvelle fois fait les choses en grand : toute une partie du bar est pour nous et les assiettes à tapas ne tardent pas à arriver, accompagnées de bières à volonté, bref une organisation aux petits oignons, un all included qui va bien, seul petit accroc, le patron n’a pas enregistré le match Galles-France , mais en prenant connaissance du score on n’a pas de regret. On se contente d’un Perpignan-Montpellier des familles en toile de fond. Auré et ses chèques ne sont pas de bois et l’ERT paye la note sans rechigner pour la cinquantaine de personnes présentes. Comme une soirée open bar dans un bar parisien on n’en trouve pas tous les quatre matins, les organismes s’imbibent vitesse grand V et l’atmosphère commence à virer « vaguement cosaque ». A l’ERT, la chanson est une deuxième nature c’est bien connu, et la soirée ne déroge pas à la règle pour le plus grand plaisir de la Tonte, fondateur de l’association, et ravi de voir que la relève des cordes vocales est bien là. Ça s’époumone sur tout le répertoire, de la « Bonne Franquette » aux chansons de Patrick Sébastien en passant par les « Fêtes de Mauléon », les hymnes et le petit coin de France.
L’ERT c’est aussi des filles présentes en nombre pour l’occasion et particulièrement actives tout au long de cette troisième mi-temps, certaines jouant même les prolongations… C’est là qu’intervient l’ultime morceau de mon propos, un morceau que j’espère de bravoure, d’autant plus savoureux à écrire que je me glisse dans la peau d’une sorte de reporter par contumace narrant des exploits auxquels il n’assistait pas ; je vais donc me livrer avec délectation t une grosse dose de mauvaise foi à un numéro d’équilibriste après une enquête aussi succinte que partiale. Je sens que je vais me marrer à narrer ! Parés ?
Elles s’étaient sans doute passées le mot. Peut-être avaient-elles fait des paris entre elles ? À moins que ce ne fût la pleine lune ce soir-là qui les excitât ? J’ai beau m’ébouriffer le toupet et ébouillanter mes deux hémisphères cérébraux, je ne parviens pas à trouver d’explication satisfaisante à cette poussée d’hormones. Toujours est-il que ce samedi soir, les ovaires dansaient le sirtaki et les oestrogènes la bourrée (c’est le cas de le dire, me semble-t-il...). Au centre des attentions féminines, les VDB (Vodka Déglingue et Baise) brothers stars de la soirée ; à vous dégoûter d’avoir un nom de famille lisible…
Témoin privilégié, Chapou certifie sur l’honneur et la Kro que Mathou avait entamé un travail de longue haleine autour de Charles VDB pendant une grosse partie de la soirée, puis le timide flirt bascula sur un rock endiablé ponctué d’un magnifique soleil de notre chère MG qui n’a de grec que les initiales ; résultat : des yeux rougis d’émotion, une vigueur verdie d’excitation… et des tibias bleuis de commotion. Plus tard, Mathou s’explosa également la tête en arrière dans une figure rock acrobatique (préalable aux exercices physiques Kama utra copyright à venir ?). Bref, Mathou s’est encore une fois envoyée comme on dit et a fait le boulot. Mais Marion, estimant sans doute que ça n’allait pas assez vite, vint voir les deux danseurs et leur asséna frontalement : « Vous m’énervez tous les deux, roulez-vous des pelles ». Aussitôt ordonné, aussitôt fait : nos deux danseurs maladroits sortirent s’échanger salive et miasmes à l’extérieur du bar.
Pendant ce temps, VDB (Viens Danser sur ma B.) ne perdait pas son temps non plus et c’est Caro qui succombait à son sourire Sensodyne, les minets ont encore de beaux jours devant eux… Vers deux heures du matin, les deux frères et leurs conquêtes, plus Charly se mettent en quête d’un taxi, mais n’en trouvent pas. La pluie s’invite alors à la noce et VDB et Caro se réfugient dans une cabine téléphonique pour une aimable soupe de langues qui a priori ne précéda pas une séance de galipettes, la hanche en plastique de VDB l’empêchant d’assouvir ses desseins… Simultanément, Charles VDB trouve finalement un taxi et emmène, en parfait gentleman, Mathou chez lui. Ce qu’il se passa ensuite, je n’ai pu malgré mes talents de limier le démêler, Mathou étant sur le sujet d’une pudeur déconcertante et inhabituelle. Pour peu que vous soyez arrivés jusqu’à ces lointaines lignes sans vous assoupir, vous partagerez certainement ma déception. Mais rabattons-nous sur un autre dossier prometteur.
Raphaël a l’air d’un ange, mais c’est un diable de l’amour… Mais n’en déplaise à notre Première Dame, c’est Anne-Cha qui rafle la mise… « Raph l’a mise ? », me direz-vous ? Après un travail sur le terrain particulièrement poussé, je suis en mesure de vous révéler la vérité. Premier indice, nos deux ERT sont bien repartis ensemble en taxi. Deuxième indice, ils ont passé la nuit ensemble. Et pourtant… Anne-Cha : roux houblon, il faut choisir ! la capitaine des filles avait manifestement un trop-plein d’émotion dont elle s’est débarrassé à deux reprises à Opéra et Montparnasse. Après une nuit inconfortable (sur la béquille), notre Raph rhabille sa fleur (rapport à la gerbe) avec des vêtements de sa mère ; si c’est pas un message caché, ça !
Last but not least, et pour clôturer cette très chaste orgie, Magalie ERT également, mais est-il encore besoin de le préciser, est elle aussi rentré dans la compet’ dans le RER du retour en compagnie de Charlot, Auré et Pignon, occupé à comater sur sa banquette. Au terme d’une conversation passionnée avec Auré sur leur lieu de naissance commun, Magalie lance à la cantonade : « Vous n’avez qu’à venir manger des pâtes à la maison. Y en a deux qui dorment dans le matelas gonflable et le troisième dort dans mon lit », à grand renfort d’œillades coquines vers le troisième, en l’occurrence vous l’aurez compris, Auré. Malheureusement, ce connard de Pignon eût l’indélicatesse de faire un black-out, obligeant Auré et Clem à le ramener.

Une bien belle soirée donc avec une palanquée de frustré(e)s à l’arrivée, mais une réjouissante Perestroïka des relations intra ERT qui, contrairement à, son homologue soviétique ne s’est pas faite par un homme à la tâche de vin, mais par des filles à la pinte de bière.

Longue vie à l’ERT !


Marcass’
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